Réseau d’Education Prioritaire : pas d’économie sur le dos des enfants

100 élèves de plus pour le même nombre de classes dans le Bas-Montreuil, voilà une des menaces que font planer actuellement sur l’avenir des enfants de Montreuil les plus hautes autorités de l’Éducation Nationale.

En cause, une refonte (encore une) de la carte scolaire et plus précisément celle dite de l’éducation prioritaire connue sous le nom de REP (Réseau d’Éducation prioritaire).

A Montreuil, ce réseau s’appuie sur trois pôles Paul Eluard, Politzer et le réseau Eclair du groupe Lenain de Tillemont.

Selon le corps enseignant qui est au cœur et l’acteur de ces dispositifs, le système et le réseau existant qui concerne 4893 enfants -donc très important- commençait à porter ses fruits individuellement et collectivement : recul du retard scolaire, élévation des niveaux, fluidité éducative. Compte tenu des besoins et du passif laissé par le gouvernement précédent on était en droit d’espérer un prolongement voire une amplification de ces dispositifs là où ils font déjà leur preuve. C’était sans compter sur la mise au régime sec qui prévaut actuellement au sommet de l’Etat en matière de services publics.

Résultat, on pourrait se diriger vers une régression. Car des déclassements menacent nos réseaux, en particulier le Réseau de Réussite Scolaire (RRS) Paul Eluard.

Les déclassements auraient évidemment pour conséquences outre celles décrites plus haut, une densification des classes, une réduction des dotations en personnel de vie scolaire, et même de santé scolaire, et la fin des dispositions efficaces obtenues par le personnel enseignant pour conduire cette mission de redressement de notre Education Nationale.

Pour une part importante des enfants qui bénéficient des dispositions qu’offrent ces réseaux, ce serait véritablement un retour à la case départ. Car, on reporte sur les familles la responsabilité du succès ou non de leur enfant.

C’est un mauvais plan pour tous car moins de soutien c’est plus de difficultés : c’est un enfant en mauvaise posture. C’est mauvais pour lui et mauvais pour son environnement scolaire.

Pour toutes ces raisons et parce que l’avenir des enfants ne doit pas souffrir la moindre économie, le moindre manque, avec mon adjoint Bélaïde Bedreddine, je vous invite à soutenir activement les enseignants, les parents et les personnels qui à Montreuil mais aussi dans toute la Seine Saint-Denis réclament qu’aucune disposition nouvelle ne soit prise sans leur avis. Qu’aucune disposition ne soit prise qui compromettrait les chances de succès de nos enfants.

Pas d’économie sur l’école. Priorité absolue à la réussite de chacun.