Nous avons un excellent hôpital : mobilisons-nous pour son développement, défendons-le !

Le Centre Hospitalier Intercommunal « André Grégoire » de Montreuil dont les compétences en cardiologie et maternité sont unanimement reconnues, accueille chaque année des milliers de personnes, soignées par 1200 agents, compétents et engagés pour offrir à tous les patients du territoire des soins de qualité. Étranglé financièrement comme l’ensemble des hôpitaux publics de notre pays, le CHI André Grégoire risque de faire les frais des 3 milliards d’euros amputés par l‘Etat aux services publics hospitaliers.

Nous ne voulons pas réduire l’activité de notre hôpital intercommunal. Nous voulons le développer dans l’intérêt de la santé des dizaines de milliers de familles qui s’y rendent chaque année. L’emploi doit être préservé dans tous les services. Je soutiens pleinement les agents du service restauration, je demande son maintien et en tout état de cause le maintien dans l’emploi de tous les agents. Nous sommes résolument aux côtés de tous ceux qui défendent la santé publique et celles et ceux qui la font au quotidien.

Malgré des plans successifs, qui avaient pour objectif de rattraper le retard pris en termes d’investissements, l’endettement de nos hôpitaux – à Montreuil, et partout en France – s’est envolé. Car ces plans, n’ont pas redonné à notre service public hospitalier les marges financières dont il avait besoin pour se moderniser et répondre aux besoins des malades. Ils ont été, au contraire, une manne inespérée pour les banques qui ont appliqué à la santé publique les taux du marché financier au détriment des ressources de l’Assurance Maladie, notre bien commun.

Le scandale de la banque Dexia a révélé l’ampleur des emprunts toxiques contractés par les hôpitaux dont le CHI André Grégoire fait partie. Alors que tous ces établissements sont déjà dans des situations de trésorerie incompressibles, ces emprunts représentent un surcoût estimé à plusieurs centaines de millions d’euros.

Face à cette situation qui, partout en France, met en danger l’avenir de nos hôpitaux, l’avenir de notre système de soins, l’Etat doit prendre ses responsabilités et arrêter cette folie qui consiste à alimenter l’appétit de profit des banques avec l’argent de nos cotisations sociales.

Prendre ses responsabilités pour l’Etat, c’est effacer les emprunts toxiques, c’est recapitaliser les hôpitaux, c’est réinvestir dans notre système de soins qui comme l’Education nationale, comme la Justice, comme l’ensemble des services publics souffre des politiques d’austérité décidées à Bruxelles et mises en place à Paris.

Trois milliards d’euros de moins, 22 000 emplois supprimés d’ici 2017, le service public hospitalier est aujourd’hui mis à mal, voire menacé dans ces fonctions principales. Le dévouement des personnels a une limite. Nous la touchons.

Comment accueillir, comment soigner avec toujours moins de personnels, toujours moins de moyens ?

Réduire les dépenses de santé, c’est aggraver la situation d’une personne sur trois qui renonce déjà à se soigner faute d’argent. Avec des soins trop tardifs : c’est la maladie qui s’aggrave, c’est au final plus de dépenses pour le service public, c’est plus de peine et plus de risques pour les malades et la santé publique.

La santé est un bien trop précieux pour que la rigueur budgétaire préside à sa destinée.