On ne lâchera rien !

Les élu-e-s des collectivités locales ne se laisseront pas mettre à genoux.
Les mesures annoncées cet été par l’exécutif représentent un danger pour la cohésion sociale de nos territoires, pour nos services publics, leurs agents et leurs usagers. Il n’est désormais même plus question d’austérité, mais bien d’un étranglement sans précédent des collectivités territoriales.
Avec 13 milliards d’euros de baisse annoncée de dotations de l’État qui font suite à cinq ans d’assèchement des budgets des communes, avec la fin des contrats aidés, la suppression de la taxe d’habitation et l’annulation des crédits « politique de la ville », c’est ni plus ni moins le principe constitutionnel de libre administration des communes qui est remis en cause et, à travers lui, toute la démocratie locale.
L’objectif du nouveau pouvoir est clair : détricoter méthodiquement tout ce qui peut ressembler de près ou de loin à une protection sociale.
Il nous faut donc envoyer un message clair de résistance au gouvernement et faire essuyer au président de la République son premier échec. Afin de réussir, nous pouvons compter sur deux forces. La nôtre, d’abord, celle de milliers d’élus prêts à engager une lutte sans merci pour défendre la pérennité des services publics locaux. Celle de tout un peuple, ensuite, profondément attaché à cet héritage solidaire et qui doit être alerté sans tarder sur les risques qui pèsent sur ses intérêts.
Le Campus des élu-e-s qui s’est tenu le week-end des 25, 26 et 27 août derniers à Angers a démontré toute la vitalité de cet esprit de résistance.
Avec plus de 200 élus venus de toute la France, représentant une quarantaine de départements, cette première édition, organisée par le Cidefe en collaboration avec l’Anecr, a été une grande et belle réussite.
Un succès politique que nous souhaitons renouveler dès le début de l’année 2018 avec un « Campus d’hiver ». Cette première édition a également été une belle promesse. Celle de voir les élus communistes et républicains pleinement engagés dans les batailles qui s’annoncent contre la loi Travail et les projets mortifères d’Emmanuel Macron pour les territoires.
À ce jour, rien n’est définitivement écrit. L’heure est au rassemblement, à la lutte et à l’action.
L’Anecr sera de tous ces rendez-vous.

Patrice Bessac, Président de l’ANECR


Edito de L’Elu d’Aujourd’hui – Numéro septembre/octobre 2017