Les millions d’euros que Macron veut nous prendre vont filer dans les paradis fiscaux. Ensemble, allons lui réclamer…

Jamais nos collectivités locales n’ont été soumises à de tels rackets de la part du pouvoir central, nous disent les plus anciens maires de France.
13   milliards d’euros vont être amputés sur les budgets sur cinq ans. Une somme énorme.
L’objectif du Président et de son gouvernement est de contraindre les conseils généraux et régionaux, ainsi que les communes à réduire ces services publics, à faire baisser drastiquement le nombre de celles et ceux qui les font vivre. Leur but final est de tendre vers le prix coûtant et d’amener les citoyens à s’adresser au privé en payant de leur poche ces services.

Soyons concrets à l’aide d’un exemple. Aujourd’hui, à Montreuil, le prix de revient d’un repas servi aux enfants de nos écoles s’élève à 13 euros.
Ce prix inclut produits alimentaires, salaires, structures… Or, pour ne pas peser plus sur les budgets des familles, le minima réclamé est de 0,54 euro et le prix maximum, de 6,5 euros, soit la moitié du coût réel pour la tranche la plus élevée.
Les écarts sont assurés par une subvention municipale qui garantit accessibilité et équité.
Diminuer la part de la subvention municipale conduirait inexorablement à une augmentation générale de toutes les tranches du barème ou, si l’on veut préserver un accès à la cantine aux plus démunis d’entre nous, augmenter la part des familles dans les tranches les plus élevées.

Au final, qu’obtiendrait-on ? Un surcoût généralisé et peut-être même une ghettoïsation de nos restaurants
scolaires, les tarifs trop élevés dissuadant les familles aux revenus normaux d’y faire déjeuner leurs enfants…
Il se passerait la même chose pour le logement social. Le gouvernement veut amputer son budget de 1,7 milliard d’euros l’année prochaine. Cela va se traduire par une baisse des APL de 50 à 60 euros et, paraît-il, un abaissement d’autant des loyers du domaine social. Mais, attention, il s’agit d’une baisse du loyer principal. Or, sauf à laisser les logements se dégrader, les offices HLM auront-ils d’autres recours qu’une montée en puissance des charges ? Autre effet pervers de cette diminution des ressources : la baisse des investissements dans les rénovations, notamment thermiques, et la limitation des constructions nouvelles, alors que la demande explose.

Avec les conséquences qu’on imagine pour l’emploi dans le secteur du bâtiment…
Nous pourrions multiplier les exemples des conséquences des mutilations budgétaires programmées. Retenons que pour la plupart d’entre nous, cela signifiera au bout du compte moins de services et la vie plus chère !

Prétendre redonner du pouvoir d’achat aux Français comme le fait le gouvernement est donc une forfaiture.
Car il reprend par-derrière et par mille canaux ce qu’il annonce donner par-devant.
Mais il n’en est pas de même pour tout le monde. Tandis qu’à Montreuil on nous appauvrit de trois millions et qu’on nous ponctionne à tout-va, pour les plus riches c’est Noël avant l’heure.

Nos chers et très coûteux millionnaires et milliardaires qui n’ont pas trouvé refuge en Suisse, au Luxembourg ou à Monaco verront leur contribution diminuée de 3  milliards d’euros. Autant de rentrées fiscales en moins.
Selon les experts, « avec un stock de richesse offshore évalué à 15 % du PIB, la France se situe au-dessus de la moyenne mondiale ». Une perte sèche pour nos finances publiques. Et un nouveau record pour notre pays déjà champion d’Europe en nombre de millionnaires et en montant des dividendes payés aux actionnaires !

Nous ne sommes plus disposés à laisser passer un tel scandale.
Les trois millions dont le président Macron a décidé de nous priver, nous devons les lui réclamer. Qu’il se débrouille avec ses riches pour les récupérer… Pour rééquilibrer les comptes de la nation, qu’il exige des multinationales McDonald, Google, Tata, et autres Uber qui font leur fortune chez nous qu’ils paient les impôts qu’ils nous doivent, qu’il fasse revenir les centaines de milliards qui croupissent dans les paradis fiscaux.

Ne plus laisser faire, cela devient vital et c’est juste justice. C’est donc l’affaire de chacun d’entre nous.
– C’est l’affaire des associations qu’on veut priver des contrats aidés. Disposition qui portait aussi un réel espoir pour ceux qui en bénéficiaient.
– C’est l’affaire des parents d’élèves qui défendent chez nous une mixité sociale positive.
– C’est l’affaire des agents territoriaux que le ministre Gérard Collomb, qui s’occupe des collectivités, veut tailler en pièces…
– C’est l’affaire des locataires et de leurs comités qui rejettent la baisse des APL.
– C’est l’affaire de chaque Montreuillois qui refuse d’être pris entre le marteau et l’enclume, entre l’explosion du montant des impôts locaux et des services publics vidés ou inaccessibles.

Et, cette fois, nous ne serons pas seuls. La fronde gronde dans le département et dans toute la France…
« Les collectivités territoriales sont, pour ce gouvernement, une variable d’ajustement », reproche André Laignel, le très modéré vice-président de l’Association des maires de France.
Des signes indiquent que l’heure du refus se rapproche.