A la suite de l’article paru dans Libération : DESINTOX

Dans un contexte social et financier difficile, face à ces difficultés, mon engagement pour Montreuil, ma détermination pour Montreuil est intacte. La majorité municipale est solide, elle travaille avec force face aux problèmes et aux choix difficiles auxquels nous sommes chaque jour confrontés.

Comme l’année précédente, j’inviterai en mars toutes les Montreuilloises et les Montreuillois -et les journalistes- à une grande réunion d’information sur le budget de la ville où chacun pourra m’interroger directement.

Quant à l’article paru dans Libération, il mérite une DESINTOX, préparée par mon équipe, avec des faits, rien que des faits.

Patrice Bessac, Maire de Montreuil (PCF)


DESINTOX

Le contexte

Le 15 octobre 2015, un journaliste a contacté le Cabinet du Maire en indiquant « préparer un article à charge contre le Maire de Montreuil » pour Libération.

Dans un courrier daté du 19 octobre 2015, le Maire a écrit à Laurent Joffrin, directeur de la rédaction de ce journal, pour expliquer son refus de répondre à cette personne qui annonçait clairement son intention de nuire.

Le 26 octobre 2015, Laurent Joffrin répondait en promettant l’écriture d’un article « honnête et impartial ».

L’article paru aujourd’hui n’est ni honnête, ni impartial.

En voilà les raisons :

1) Sur l’augmentation des charges de personnel en 2014 :

Le rapport du cabinet Klopffer, réalisé à la demande de Patrice Bessac indique bien que « la situation financière de la ville s’est brutalement dégradée en 2013 et en 2014 » en raison de trois facteurs : le premier consécutif à l’« accélération des dépenses de personnel liée à l’ouverture de nouveaux équipements, à l’impact de la réforme des rythmes scolaires et aux nouveaux recrutements arbitrés lors de la décision modificative de fin d’année combinés à diverses mesures à destination des agents municipaux » ; le second lié à « la réduction des concours de l’Etat » ; le troisième relatif à « des investissements revus nettement à la hausse en 2013 et en 2014 ».

Aucun de ces facteurs ne tiennent aux décisions du Maire. Pour mémoire l’Association des Maires des Grandes Villes de France (AMGVF) estimait que le coût des rythmes scolaires pour les grandes collectivités s’établit à plus de 2 millions d’Euros en 2014.

En ne donnant pas ces précisions aux lecteurs, le journaliste a sciemment transformé la réalité.

2) Sur le rapport de l’Inspection Générale des Finances (IGF) sur la gestion de l’OPHM

A nouveau le rapport cité par Libération ne concerne pas la gestion de Patrice Bessac et de son équipe puisqu’il couvre la période précédent son élection, c’est-à-dire celle de l’équipe précédente.

En ne livrant pas ces informations, le rédacteur a privé le lecteur d’éléments indispensables à la bonne compréhension de ce rapport.

3) Sur l’attribution d’un marché à la société BERIM

Contrairement aux dires de l’article, la société BERIM n’a pas été attributaire du marché de « gestion et de maintenance des signalisations tricolores », confié à la société SNEF.

L’adjointe au maire mise en cause et accusée à mots couverts de conflit d’intérêt n’est pas directrice de la communication : elle est assistante de direction au sein de l’entreprise BERIM.

Cette entreprise travaille avec des villes aussi diverses que Lille (PS), Lyon (PS), Rueil-Malmaison (LR) ou Pantin (PS).

En tronquant la réalité, le journaliste n’informe pas correctement le lecteur.

4) Sur la violation des codes des marchés publics

Contrairement à ce qui est écrit, les montants des seuils des marchés publics ne sont pas dépassés et l’extrapolation du montant faite sur trois ans par le journaliste à partir du montant indiqué par l’entreprise pour la première année du marché est simplement la preuve d’une totale méconnaissance du fonctionnement de la procédure des marchés dits « à bons de commande ».

La Direction de la Concurrence, de la Consommation et de la Répression des Fraudes est systématiquement invitée à chaque Commission d’appel d’offre et y participe régulièrement.

Majorité et opposition ont voté à l’unanimité les marchés présentés en Commission d’appel d’offre et ce depuis le début de mandat.

En feignant d’ignorer la loi et ces faits, en ne les portant pas à la connaissance des lecteurs, le journaliste n’informe pas correctement le lecteur.

5) Sur l’explosion de la majorité

Il y a dix-huit mois, Libération a promis l’explosion de la majorité municipale. Une « coalition rouge-rose-vert » dont le Maire « peinerait à maintenir l’unité » comme le journal l’écrivait le 8 décembre 2014, et qui aujourd’hui, selon le même quotidien « ne tiendrait plus qu’à un fil ».

Or, depuis près de deux ans, malgré des moments de tension au vu notamment des périodes électorales, plus de 98 % des votes au Conseil municipal sont unanimes au sein de la majorité.

En ne donnant pas ces faits concrets, le journaliste prive le lecteur d’informations importantes.

6) Sur la non-application du surloyer à l’OPHM

Le journaliste « omet » de préciser que cette situation date du 1er janvier 2012, soit deux ans avant l’arrivée de la nouvelle municipalité, et que la Communauté d’agglomération Est Ensemble a décidé en décembre dernier d’adopter des mécanismes de dérogation permettant d’exonérer plus de 90 % des habitants du territoire -dans une logique qu’à Montreuil la municipalité partage- et qui consiste à ne pas exclure du logement social les ménages de la classe moyenne afin de défendre la mixité sociale partout dans la ville et particulièrement dans l’habitat populaire.

A nouveau, en ne précisant pas ces faits, l’article induit le lecteur en erreur.

Voici une première DESINTOX des allégations les plus graves. L’équipe reste à la disposition de chacune et de chacun pour poursuivre cette DESINTOX.