Conseil Municipal du 4 novembre 2015

D’ici quelques semaines, c’est une partie de notre destin commun qui va se jouer.

Non seulement notre destin montreuillois mais celui de la planète entière, confrontée au réchauffement climatique et à ses conséquences sur les populations.

Pour la première fois de son Histoire, l’humanité – entrée dans l’ère de l’anthropocène – est confrontée à un choix qui engage sa survie. Après deux siècles de révolutions industrielles et de pillage systématique de notre environnement, nous risquons d’arriver à un point de non-retour.

Face à ce qui est désormais devenu une urgence vitale, il ne peut y avoir ni temporisation ni négligence.

La seule réponse possible au défi universel qui est devant nous, c’est l’action et encore l’action. Celles des élus et de tous les citoyens.

Nous avons, collectivement, un devoir et un impératif. Notre devoir, c’est celui d’ouvrir grands nos yeux et de regarder en face cette menace imminente que constitue le réchauffement climatique. Notre impératif, c’est celui de nous engager, de proposer, d’essayer, d’innover et de réussir. C’est un enjeu vital.

Pour cela, il nous faut du courage car le compte à rebours a commencé. Une simple hausse de 2 degrés de la température terrestre et le monde que nous connaissons se trouvera bouleversé.

Ce Conseil municipal que nous avons choisi de consacrer en grande partie aux enjeux climatiques et à la façon dont notre ville s’engage et construit des réponses et des solutions concrètes est le symbole à la fois d’une prise de conscience et d’une détermination collective qui à Montreuil se sont forgées depuis longtemps.

C’est la preuve par l’exemple de la capacité d’une collectivité locale – la nôtre – a toujours s’adapter aux conditions nouvelles et à répondre durablement aux problèmes qui lui sont posés.

C’est un rendez-vous local, un rendez-vous citoyen qui précède de quelques semaines et qui, je l’espère, contribuera à préparer celui qui nous attend à partir du 29 novembre prochain, je veux parler de la Conférence de Paris sur le climat, la COP 21.

Ce qui se joue là est déterminant pour nous, pour nos enfants, pour le siècle présent.

Pour paraphraser l’ancien ministre au développement Pascal Canfin que nous accueillerons à Montreuil en décembre, « une bataille entre deux mondes » s’engage.

D’un côté celui des 1000 milliards de dollars de subventions publiques annuelles aux énergies fossiles, de l’autre, le monde de ceux qui constatent que les énergies renouvelables sont à court terme moins chères que les énergies fossiles, que l’agro écologie peut nourrir la planète en protégeant l’environnement et qui – lucides – considèrent que la seule façon d’assurer la stabilité du monde c’est de lutter contre le dérèglement de notre climat.

Cette bataille n’est ni gagnée ni perdue, elle se joue en ce moment et elle se jouera entre le 29 novembre et le 11 décembre à Paris bien sûr, mais également à Montreuil.

Après avoir accueilli, il y a un mois, la dernière étape avant Paris du tour Alternatiba et après avoir offert l’hospitalité aux marcheurs contre l’austérité qui venus de Gibraltar se rendaient à Bruxelles pour le Conseil européen du 15 octobre, nous accueillerons – du 4 au 6 décembre – avec nos amis de la Coalition 21 et d’Alternatiba, le sommet citoyen pour le climat.

C’est un véritable mouvement d’initiatives citoyennes qui se prépare et pour lequel les services de la ville – que je tiens à remercier – sont pleinement mobilisés pour recevoir comme il se doit l’ensemble de la société civile internationale et accueillir tous ceux qui, comme nous, souhaitent réfléchir et mettre en œuvre les changements ambitieux et radicaux, nécessaires pour sauver la planète et ses équilibres.

C’est un rendez-vous festif, militant et combatif et c’est un rendez-vous nécessaire, car malgré l’imminence des dangers qui pèsent sur nos épaules, malgré les comportements irresponsables auxquels, nos sociétés continuent de se livrer, malgré le consensus de la communauté scientifique sur la nécessité de limiter les émissions de gaz à effet de serre, les responsables politiques internationaux ne sont toujours pas parvenus à se mettre d’accord et les conférences successives sur le climat se sont jusqu’à présent solés par des échecs systématiques.

Le sommet de Paris qui se prépare n’apportera – on le devine – probablement pas de réponses dignes de ce nom aux problèmes fondamentaux qui nous sont posés.

Il doit, pour cette raison, être l’occasion de faire connaître les enjeux tels que nous les identifions ; des enjeux tout à la fois climatiques, démocratiques et sociaux.

Ce sommet doit être l’occasion de faire entendre nos voix, nos colères et nos propositions.

Il doit être un moment d’échanges et de partages, un moment de prises de contact avec tous ceux qui, partout dans le monde, phosphorent, travaillent et luttent pour que change le système et non pas le climat.

A Montreuil, le 5 et le 6 décembre, ce sont plusieurs milliers de citoyens du monde qui sont attendus pour construire, en marge du sommet officiel, des propositions pour que notre société se développe sur des bases conformes à l’intérêt général, pour une société qui cesse d’épuiser les individus et la nature et sorte l’humanité de cette trajectoire insoutenable qui la conduit vers l’auto-destruction.

Trop longtemps les mouvements progressistes ont été tenus à l’écart de ces enjeux, incapables de mettre en relation les questions ayant trait au travail, à la production et, de façon générale, aux évolutions du capitalisme avec celles ayant trait au climat.

Cette incapacité à faire le lien entre enjeux sociaux et enjeux climatiques, entre luttes écologiques et luttes sociales nous a fait prendre beaucoup de retard et doit de façon urgente être dépassée.

Les changements climatiques et les politiques sensées les combattre ont déjà un impact considérable sur la situation de millions d’hommes et de femmes à travers le monde.

Le choix de quelques-uns de privilégier des intérêts privés et court-termistes à l’intérêt général, menace nos vies et celles des générations futures.

Mais n’est-ce pas de notre devoir de citoyens lucides de nous opposer à ce destin fort peu engageant ? De chercher ensemble et dans l’intérêt du bien commun, des voies nouvelles capables d’assurer un avenir positif à chacun de nous et à notre précieuse et indispensable planète ?

C’est le chemin sur lequel, comme maire de Montreuil, je m’engage résolument, persuadé qu’en matière de climat comme en matière d’emploi, les collectivités locales ont un rôle primordial à jouer et que les élus locaux peuvent être – avec les forces politiques, associatives, syndicales et citoyennes – les précurseur d’un mouvement global, les pionniers locaux de cette double transition écologique et sociale qui sans notre action, sans notre volonté et notre audace collective, ne se fera pas.

C’est d’autant plus important dans nos quartiers populaires où vivent les plus fragiles qui subissent la double, voire la triple peine, en vivant dans des endroits moins qualifiés, plus soumis aux pollutions, moins desservis par les transports en commun et plus éloignés des centres de l’activité culturelle, éducative et sportive.

La création du Conseil local de la Transition au mois de mai dernier tente une réponse. Après une première période d’installation, les mois qui viennent doivent nous permettre d’en faire un outil de sensibilisation et de dialogue efficace, impliqué dans la vie et le développement de tous nos quartiers.

Qui d’autres que les élus locaux donc que les citoyens pour décider de développer les transports en commun, les réseaux de chaleur, l’isolation et la rénovation des logements ou les clauses environnementales dans les marchés publics ?

Qui d’autre que le maire de Beit-Sira en Palestine ou de Tambacara au Mali pour expérimenter au quotidien les ravages de la désertification ou les problèmatiques d’accès à l’eau ? Qui d’autre que le maire de New-York, d’Amsterdam ou de Dunkerque pour se rendre compte des effets concrets d’une montée du niveau des océans ? Qui d’autres que les maires de Calais ou de Montreuil pour assister les réfugiés climatiques qui arrivent par centaines dans nos communes ou pour constater les ravages de la précarité énergétique sur les familles les plus fragiles ?

A San Francisco, à Berlin, à Songdo en Corée du Sud, à Dakar ou à Bombay, les élus expérimentent des formes d’écologie urbaine pour que les conditions de vie en ville ne deviennent pas insoutenables.

Aucun d’eux n’a de solution parfaite mais chacun, à sa manière, tente de faire coïncider qualité de l’environnement, développement économique et justice sociale.

Dans cette lutte contre le changement climatique, les collectivités territoriales peuvent jouer un rôle important sur leur territoire, grâce à leur rôle dans l’aménagement du territoire, dans le développement des transports publics, par leurs capacités d’investissements et grâce à leur volonté de donner aux acteurs du territoire des clés pour comprendre et agir.

Cette prise en compte de l’environnement dans la politique territoriale n’est pas une histoire nouvelle dans notre ville. Elle remonte au début des années 90 et n’a pas cessé depuis de s’amplifier.

Les Montreuillois d’ailleurs ne s’y sont pas trompés en participant pour plus de 8 000 d’entre eux, à la campagne de mobilisation en faveur de la ligne 11 et du T 1 menée l’année dernière par la ville.

Ces deux projets de prolongement sont stratégiques. Ilssont la condition de la réduction de la fracture territoriale et sociale entre les différents quartiers de Montreuil.

Le 17 février 2015, la Préfecture de Seine-Saint-Denis a déclaré d’utilité publique le prolongement du tramway T1 de Noisy-le-Sec à Val de Fontenay etles travaux préparatoires ont débuté cet été dans les différentes communes concernées par le projet.

Avec un grand nombre d’élus du département, j’ai eu l’occasion de réaffirmer le mois dernier, ma volonté de voir aboutir ce prolongement dans les modalités et le calendrier arrêtés dans la déclaration d’utilité publique.

Nous ne pouvons plus longtemps accepter que ce projet qui servira chaque jour à plus de 50 000 usagers, qui contribuera notamment à une diminution annuelle de 800 tonnes d’émission CO2 par an, soit davantage retardé.

Cela fait 15 ans que nous l’attendons.

Parallèlement nous continuons de nous mobiliser, d’une part, pour le prolongement de la ligne une et la desserte de Montreuil au niveau des Grands Pêchers et, d’autre part, pour le prolongement de la ligne 9 jusqu’à l’Hôpital Intercommunal.

Concernant cette dernière, si son prolongement est bien inscrit au Schéma Directeur de la Région Ile-de-France au titre des études, nous serons vigilants à ce que les bonnes intentions se concrétisent et que le tracé soit étudié de façon à ce qu’il puisse connecter la ligne 9 au tramway à Aristide Briand et à la ligne 11 à Hôpital intercommunal.

Dans ce cadre, la création de « l’APPL9 » s’avère indispensable comme l’a été en son temps l’APPL11 pour initier, orienter et compléter les études des services en s’appuyant sur un mouvement citoyen ancré dans le territoire.

Le président du Conseil départemental, le président de la communauté d’agglomération et le président de l’APPL11, que j’ai sollicités, se sont d’ores et déjà engagés à soutenir notre démarche.

Depuis plus de trois décennies à Montreuil, la question de la circulation et des déplacements a fait l’objet de mesures et d’engagements audacieux.

Je pense à la piétonnisation des rues dès le début des années 80, je pense au lancement des « zones  30 » dans les années 90, à l’accueil des stations Vélib dans les années 2000. Aujourd’hui c’est un mouvement que nous devons continuer et amplifier.

Concernant Velib, des discussions sont en cours afin que nous puissions étendre le périmètre au-delà du centre-ville et que nous créions les conditions d’un accueil rapide de nouveaux vélib à assistance électrique, et qui avec l’arrivée imminente d’Autolib s’ajouteront aux possibilités nouvelles de déplacement partagé à la disposition des Montreuillois.

Remise à plat du plan de circulation en centre-ville, mise en place de mesures sur le stationnement payant et résidentiel permettant aux Montreuillois, dans les prochaines semaines, de stationner leur véhicule pour un moindre coût au profit des transports en commun et des dispositifs d’auto-partage, renouvellement du parc des voitures de la ville par des véhicules propres, hybrides ou totalement électriques, développement et sécurisation des espaces et des déplacements piétons… autant de mesures qui devraient permettre d’agir sur la qualité de l’air et donc sur la santé de nos concitoyens, d’agir sur la fluidité des déplacements et donc sur la sécurité des piétons et des cyclistes, et d’agir sur le cadre de vie.

D’autres mesures visant les déplacements dits « doux » sont également proposées au conseil municipal de ce soir.

Elles viennent enrichir le bilan et les priorités affichées. Je vous en rappelle les principales : le classement progressif de la ville en zone 30 hors les axes structurants du territoire, le renforcement du partenariat avec les associations d’utilisateurs de deux-roues et l’encouragement des agents de la ville à la pratique du vélo par le biais de l’indemnité kilométrique vélo.

Nous engageons, par ailleurs, en lien avec les associations de commerçants et le club des entreprises, une réflexion sur la réglementation de la circulation des poids lourds polluants sur le territoire afin d’en limiter les impacts négatifs, tant en termes de pollution que de circulation.

Vous l’avez compris, il s’agit de pacifier la circulation sur le territoire, d’améliorer le cadre de vie et la sécurité des Montreuillois – de tous les Montreuillois – en mettant à leur disposition un bouquet de services dans lequel ils puissent puiser en fonction de leurs possibilités et besoins en mobilités.

Après le transport routier, le secteur résidentiel et tertiaire représente la seconde source de Gaz à effet de Serre en France, soit 23,5 % du total des émissions.

La réduction de notre empreinte écologique commence donc par la diminution de nos consommations pour le chauffage, l’éclairage et les installations techniques.

C’est une démarche qui doit s’appliquer aux infrastructures, à l’habitat mais aussi à leurs usages, ce qui implique chacun de nous dans cette triple transition sociétale, urbaine et écologique.

Autant d’exigences qui sont au cœur de la charte de la construction durable que nous avons signée il y a un mois avec l’ensemble des promoteurs travaillant sur la ville et qui invite les opérateurs à s ‘inscrire dans une démarche de qualité environnementale globale qui les oblige à mettre en place des dispositifs techniques permettant la réduction de la facture énergétique des ménages et le développement de la biodiversité grâce à une végétalisation réfléchie des espaces.

Lutter efficacement contre ces gaz à effet de serre, c’est aussi intervenir partout où cela nous est possible sur la consommation de l’énergie et sur la nature de l’énergie employée.

Nous pouvons, pour ce faire, activer deux leviers : celui des économies, d’une part, en investissant massivement sur la rénovation du logement social et sur les pratiques des usagers, et sur la ressource, d’autre part.

De ce point de vue le sous-sol de la région parisienne contient une énergie propre, économique et inépuisable dont nous avons déjà parlé dans cette assemblée : la géothermie.

On compte, en France, 33 installations de géothermie qui alimentent 170 000 équivalents logements ce qui représente par an une économie de 130 000 tonnes équivalent pétrole soit la pollution émise par 125 000 véhicules soit 240 000 tonnes de CO2.

La géothermie contribue donc significativement et immédiatement à la réduction des gaz à effet de serre.

C’est aussi une réponse solidaire à la précarité énergétique qui touche de plus en plus de nos concitoyens.

Sous nos pieds, cette énergie disponible est exploitable. Pour amener l’énergie à la surface, il faut extraire l’eau chaude accumulée dans la terre à une profondeur de 1600 à 1800 mètres. Au moyen de deux puits. Le premier sert à extraire l’eau chauffée naturellement entre 60 et 70 °C . L’autre puits sert à réinjecter l’eau dans la nappe.

C’est le choix que nous avons fait pour Montreuil en décidant d’adhérer à la compétence développement des énergies renouvelables avec le SIPPEREC en novembre 2014, puis en signant les traités permettant de nous associer avec les communes de Rosny-sous-Bois et de Noisy-le-Sec.

Ce réseau permettra de desservir une partie des quartiers du haut Montreuil et notre hôpital intercommunal.

Fort de cet engagement, la ville a souhaité pousser l’expertise sur l’ensemble de son territoire. Il ressort d’une étude de pré-faisabilité réalisée cet été, que d’autres secteurs de la ville pourraient constituer un nouveau réseau géothermique.

Nous allons donc poursuivre les investigations pour établir la faisabilité de ce projet. C’est ainsi 10 000 à 14 000 logements montreuillois, principalement des logements du patrimoine social, qui pourraient être chauffés d’ici une décennie par une énergie propre, économique et renouvelable.

Il ne s’agit pas de systématiser le recours au chauffage urbain et à la seule géothermie, mais l’utilisation de pompes à chaleur, de panneaux solaires en complément des installations géothermiques permettra d’atteindre un niveau minimal de 50 % d’énergie renouvelable, constituant ainsi le « socle » de nos besoins.

C’est l’objectif que nous nous sommes fixé pour rendre concrète la transition énergétique à Montreuil.

La Ville a, également, lancé une mission d’étude de l’éclairage public afin de faire un état des lieux technique et financier de ce service que nous gérons et qui rencontre – de l’avis de tous – des difficultés importantes.

Cette mission d’étude avait pour objectif de mieux connaître notre patrimoine, son état et sa qualité afin d’élaborer un programme de rénovation qui nous permette d’améliorer l’éclairage du domaine public tout en consommant moins d’énergie.

Les premiers éléments de la mission d’étude nous ont été remis début octobre.

Ils font apparaître une grande diversité et une vétusté importante de notre parc pour un coût moyen annuel d’1,5 Million d’euros, soit 258 euros par point lumineux et pour une efficacité très limitée en raison d’une orientation principalement routière au détriment du cadre de vie et de l’ambiance urbaine.

44% des voies sont ainsi en sur-éclairage, 43% seulement sont éclairées de manière satisfaisante et 13% sont éclairés de manière insatisfaisante.

Ce diagnostic renforce l’exigence d’agir dans les meilleurs délais et d’avoir un plan d’ensemble qui sera mis en place sur plusieurs années.

Nous allons travailler d’ici à la fin de l’année avec l’objectif de résorber la vétusté des luminaires et de leurs supports, d’améliorer l’éclairage des espaces publics, d’éclairer mieux et de réduire la consommation d’électricité ainsi que l’impact environnemental négatif de l’éclairage.

Notre ambition, ce sont des trottoirs mieux éclairés la nuit pour plus de sécurité, plus de confort et pour un coût moindre.

L’éclairage public doit changer de destination en étant d’abord au service des piétons et adapté à leurs déplacements, avant d’être au service de flux automobiles qui n’en ont pas forcément l’utilité.

Il s’agit de mettre en place un véritable « plan lumière » afin de réduire le sentiment d’insécurité, de mettre en valeur les pôles de vie, les places, les rues commerçantes et avec l’arrivée des lampes à LED permettant une gestion plus fine de l’éclairage, il est possible d’envisager une gradation de l’éclairage en fonction des heures de la nuit, de détecter la présence de personnes et d’en adapter le niveau d’éclairage.

La ville souhaite également examiner les différents modes de gestion et les différentes formes de contrats de maintenance et travaux permettant d’engager une dynamique et d’obtenir des résultats à brève échéance.

Mais nous voulons aller plus loin et profiter de ces interventions de rénovation sur ces installations pour mettre en place de nouveaux équipements tels que des bornes Wifi, des capteurs d’occupation des stationnements sur le domaine public, des réseaux de communication qui permettront de remonter des informations en temps réel, les pannes et dysfonctionnements mais aussi de mieux connaître les déplacements dans la ville, le trafic routier, la circulation des piétons et des deux roues, des bornes de recharge pour véhicules électriques … Et nombre de services qui se développent actuellement.

Agir à notre niveau pour être une collectivité territoriale exemplaire, engagée sur le plan des principes, des valeurs, par l’accueil de la conférence citoyenne de la COP21, mais aussi concrètement par la mise en place de politiques nouvelles.

Nous sommes donc mobilisés dans la perspective de la COP21 et dans les politiques publiques que nous pouvons développer.

Pour reprendre les mots de Michel ROCARD qui viendra débattre avec Pascal CANFIN à Montreuil en décembre prochain, « notre génération ne doit pas se dérober à sa responsabilité historique », c’est ce que j’espère, nous ferons modestement.