Conseil Municipal du 30 septembre 2015

Regarder la vidéo du conseil municipal du 30 septembre 2015 : http://www.tvmestparisien.tv/web2/conseil-municipal-du-30-septembre-2015/


C’est un vent mauvais qui souffle sur notre pays et qui, de déclarations politiques en dérapages journalistiques, entraîne avec lui une part toujours plus grande de l’opinion publique.

Chaque jour ou presque, c’est un nouveau sondage, qui en Île-de-France, qui dans le Nord et la Picardie ou qui en région PACA annonce en fanfare, avec un mélange de crainte et de fascination, les intentions de vote favorables dont serait crédité le Parti d’extrême droite.

Qu’on se le tienne pour dit.

Les pyromanes sont à l’œuvre et versent sur le feu du chômage et de la précarité qui partout explosent, l’huile, de la division et du rejet de l’autre.

Face à eux, c’est un mur qui s’est dressé. Une barrière construite par celles et ceux qui, sous prétexte de lutte contre les archaïsmes, se refusent tout changement de cap.

C’est un mouvement de fonds qui aujourd’hui traverse notre société, alimenté par la surenchère permanente , alimenté par un vocabulaire de plus en plus marqué par la rhétorique d’extrême droite et qui, usant des valeurs républicaines comme un manteau de vertu, finissent par les vider de tout sens et les rendre inintelligibles.

Désignant tour à tour, le fonctionnaire, l’étranger, le jeune, le chômeur à la vindicte populaire, ils préfèrent opposer les Français entre eux plutôt que de les fédérer autour d’un projet pour le pays et pour leur avenir.

Face à celles et ceux qui ne conçoivent l’identité que par le prisme de l’exclusion, face à celles et ceux qui ne voient la République qu’à travers les lunettes de l’intolérance ou de normes comptables qui confisquent tout débat à des fins politiciennes, nous avons un impératif, celui de réaffirmer et de démontrer sans cesse notre attachement profond à l’intérêt général.

« Il n’y a pas d’amour, il n’y a que des preuves d’amour » dit un dicton populaire. Il en va de même des grandes déclarations faites à la République, les prises de position en faveur de justice fiscale et sociale, en faveur du vivre ensemble ou de la lutte contre le chômage doit se nourrir de réponses concrêtes face aux difficultés que nos concitoyens vivent.

Face à l’incapacité à résoudre ces problèmes, à offrir des perspectives, à répondre tout simplement aux ambitions inscrites dans notre Constitution en matière d’instruction, de santé, de sécurité matérielle, de formation professionnelle, de culture ou de loisirs conduit à diffuser du politique une image globale d’impuissance dans l’exercice de ses fonctions.

Bien au-delà des partis politiques dit « traditionnels », c’est une méfiance généralisée vis-à-vis de nos institutions qui s’installe et qui n’épargne aucun échelon de l’organisation administrative du pays.

C’est pourtant un devoir de rendre effectif les droits que le peuple s’est lui-même choisis pour constitutionnels.

Hélas, ces droits sont largement bafoués. À commencer par celui du droit au travail.

Nous comptons depuis le 24 septembre dernier 20 000 chômeurs de plus qui vont rejoindre les 5,6 millions de privés d’emplois déjà recensés.

Le succès, mardi dernier, du forum pour l’emploi pour lequel je tiens à saluer l’implication de mon adjointe au développement économique, madame Djéneba KEITA, ainsi que la collaboration inaugurée avec les services de l’agglomération, témoigne des attentes très importantes en la matière.

Attentes des demandeurs d’emplois, attentes des entreprises présentent sur le territoire montreuillois, attentes afin que les intelligences et les savoir-faire qui ne manquent pas rencontrent la possibilité de trouvé un débouché, et ces attentes en ont vu un nombre impressionnant se concrétiser lors du forum.

Mardi, les entreprises présentes sur le territoire montreuillois ont mis 200 offres d’emplois à la disposition immédiate des Montreuilloises et des Montreuillois. 200 nouvelles offres, permettant la rencontre avec les chômeurs présents sur notre territoire.

Mais Mardi aussi, ce sont plus de 900 privés d’emplois montreuillois qui se sont déplacés… cela nous fait mesure l’effort qu’il nous reste à fournir.

Le travail de mobilisation des entreprises doit donc continuer et s’amplifier et nous espérons, avec l’aide notamment du Club des entreprises de Montreuil pouvoir, avant la fin du premier trimestre 2016, rééditer l’initiative et remettre des offres d’emploi à pourvoir dans ce cadre.

Dans une ville où le taux de chômage frôle 22% de la population active, c’est une priorité qui ne saurait être remise à plus tard.

Sur le travail, sur l’emploi, comme sur le reste, les collectivités locales agissent au quotidien comme un véritable bouclier social, et doivent apporter leur pierre à la réduction des inégalités.

Nous voudrions faire plus, nous voudrions faire mieux mais les amputations budgétaires dont nous sommes victimes, à Montreuil comme dans les 36000 communes de France, représentent, tout additionné près de 20 millions d’euros sur quatre ans amputations plus dépenses liées à l’application des nouveaux rythmes scolaires comprises. Et cela rend pour nos communes, comme pour les collectivités locales, l’équation impossible à résoudre.

C’est le sens de la mobilisation qu’en tant que Maire j’ai décidé de lancer dans le sillage de la journée organisée par l’Association des maires de France et à travers laquelle nous demandons à l’État de réviser sa position s’agissant de la baisse des dotations globales de fonctionnement.

Les orientations du projet de loi de finances pour 2016 ont été présentées ce matin et le vote par du Parlement n’interviendra pas avant un mois.

D’ici là nous devons faire entendre notre voix, la voix des collectivités locales, toujours plus fort pour que les communes et les intercommunalités dont les budgets sont aujourd’hui asphyxiés pour 2016, 2017… Que cette voix puisse être entendue et je précise qu’en tant que Vice Président de l’Association des Maires de Banlieue j’ai demandé, avec mes collègues, qu’il y ait une réflexion détachée s’agissant de la réforme de la dotation générale de fonctionnement, détachée du projet de loi de finance de manière à ce que nous ayons le temps de travailler à une décision de justice et d’équité pour les villes.

En quelques jours, plusieurs milliers de familles ont signé la carte-pétition à disposition dans les lieux publics.

C’est un bon signe. C’est le signe qu’à Montreuil, la résignation n’a pas sa place et que l’esprit de lutte est toujours vivant. Il faut encourager nos voisines, nos voisins, nos amis à se mobiliser pour faire entendre leur voix en signant cette pétition municipale.

Chacun a bien conscience qu’avec ces baisses de dotations, c’est notre capacité à faire résonner l’Egalité sur le territoire qui est menacée, que c’est notre vivre-ensemble qui est remis en question. Que c’est le service public lui même, dans son action et son amplitude, qui aujourd’hui, est mis en cause.

Moins de dotations c’est, en l’absence d’augmentation d’impôts, moins de recettes, donc moins de dépenses.

Certains nous suggèrent de couvrir la baisse des dotations les collectivités locales en alignant la fiscalité sur un pourcentage équivalent.

Vous le savez, je me suis refusé à cette perspective et je rappelle que sur Montreuil cela représenterait une augmentation de l’ordre de 26 % et une augmentation moyenne de 450 euros pour les personnes.

A Montreuil, nous mettons tout en œuvre pour maintenir cette position celle de la non augmentation de la fiscalité et nous continuerons à défendre l’idée que la dépense publique et l’impôt progressif, sont les points de repères pour l’Équité et la Justice sociale sur le territoire national et c’est pour cela que s’agissant de la réforme de la DGF j’ai indiqué que j’étais d’accord avec le principe d’une réforme alors que nous savons que cette dotation est profondément injuste et inégalitaire et qu’elle nous met souvent devant des contradictions impossibles où les communes les plus pauvres, les communes les plus populaires, reçoivent moins par habitant que les communes infinement plus riches.

Chacun, à sa place, doit assurer les responsabilités qui sont les siennes.

Et comment assurer les nôtres s’il nous est demandé toujours plus aux communes et que celles-ci disposent de toujours moins dde dotations ?

Il y a quelques semaines le gouvernement nous demandait de participer à l’effort national de solidarité avec les réfugiés.

Comme je l’ai rappelé dans le journal municipal et dans une déclaration de la majorité, nous considérons qu’il est du devoir de la collectivité de s’inscrire dans le mouvement de solidarité à l’oeuvre dans le pays. Je suis intervenu en ce sens le jour même ou l’affaire tragique du petit Aylan nous a été révélée. C’est la tradition de Montreuil, Montreuil prendra donc toute sa part dans le plan national d’accueil esquissé par l’Etat en mobilisant les moyens qui sont à sa disposition et j’ai demandé à cette fin aux services de la ville d’identifier les possibilités d’accueil sur le territoire pour que la commune s’engage et participe à la hauteur de ses moyens, qui ne sont pas illimités, à l’effort national en lien avec les associations concernées.

Comment aller au-delà ? Comment répondre efficacement à l’urgence ? C’est également un dialogue que nous devons avoir avec l’Etat car il est bien entendu que nous ne pourrons pas seuls assumer toutes les responsabilités et que nous avons donc besoin qu’en face les moyens de solidarité soient mis.

Qu’il s’agisse de solidarité, d’urbanisme, de fonctionnement des services publics, d’éducation ou de propreté… si grands soient les enjeux, nous sommes obligés, à chaque fois, de nous interroger sur la soutenabilité financière de nos projets.

Car les collectivités locales ne peuvent pas dépenser l’argent qu’elles n’ont pas. Nous n’avons pas le droit au déficit budgétaire.

C’est donc à une gestion serrée des comptes de la ville que nous nous astreignons pour que chaque euro dépensé le soit utilement et que les besoins des Montreuillois en services publics puissent être satisfaits.

C’est une gestion qui nous oblige aussi à réinventer nos façons de faire, de vivre la ville, de participer à son évolution du service public de profiter de ses atouts et de corriger ses déséquilibres.

Chacun ressent désormais le besoin de décloisonner les activités, de permettre une collaboration plus étroite entre les services municipaux et les habitants, de faire participer les Montreuillois aux transformations en cours.

Avec cette page qui se tourne dans l’histoire budgétaire de notre collectivité, c’est un logiciel nouveau que nous devons mettre en place. Et je veux dire, que la préparation de notre prochain budget 2016 sera l’occasion d’une amplification du travail de pédagogie, d’information et de débat avec les habitantes et les habitants, sur la réalité des finances de la collectivité et des processus de décision.

Tous les jours les Montreuillois démontrent leur intérêt pour leur ville et leur envie de participer à la construction de son avenir.

C’est une force et une ressource exceptionnelle et formidablement utile. Mais pour que ces Montreuillois s’investissent, combien d’architectes et d’urbanistes à Montreuil seront encore disponibles pour mettre leurs compétences au service du collectif ? Combien de médecins en retraite ? Combien de peintres, d’artistes en activité, de jardiniers, d’instituteurs, de mécaniciens, de plombiers qui voudraient s’investir davantage pour leur quartier et pour leur ville mais qui faute d’instances adaptées, faute de propositions ne franchissent pas le pas ?

Sous l’impulsion de notre équipe municipale, la ville travaille à fédérer ces énergies à leur donner une place, un but, à les mettre en réseaux. Elle doit permettre que se rencontrent toujours plus efficacement ces compétences, ces envies de faire et ces besoins, ceux de la ville et ceux des habitants qui doivent correspondre.

L’économie de partage, l’économie sociale et solidaire et innovante à Montreuil ne sont pas de vains mots ni des lubies. Elles doivent être notre signature. Une force d’attraction pour notre vie citoyenne, pour notre vie sociale et notamment pour notre vie économique.

Le Comptoir de l’Innovation qui vient de s’installer dans les locaux d’Atrium, Simplon la montreuilloise qui essaime désormais partout en France et réalise un énorme travail de formation auprès des habitants, l’écodesign fablab à Mozinor, la collecterie… tous ces projets fabriquent de la solidarité au quotidien et mettent en commun des intelligences, des savoirs-faire et des outils.

C’est sur ces modèles de développement que nous devons permettre aux synergies de se créer avec nos vies de quartier, avec nos services publics, afin que chacun trouve sa place dans un écosystème dont les montreuillois ont besoin pour vivre et faconner ensemble l’avenir de leur cité.

Au-delà des milliers d’emplois qui sont en jeu, ce sont aussi des réseaux de solidarités nouvelles, je pense en particulier au travail fait autour du budget participatif par Tania Assouline et toutes les équipes de la Mairie, ce travail là nous devons l’intégrer à notre quotidien, c’est un formidable chantier qui doit être amplifié.

Je sais qu’il doit paraître paradoxal alors que domine l’inquiétude qui découle des charges supplémentaires qu’on nous impose et de la baisse de dotation qui mettent en danger nos budgets des communes de France.

Cette situation inquiète les élus, inquiète légitimement les agents, et inquiète les Montreuilloises et les Montreuillois.

Nous entendons pour notre part, donner des réponses réalistes à ces inquiétudes.

La première des réponses est d’assurer un avenir à chacun.

L’avenir des uns fera celui de tous et de chacun.  C‘est comme cela qu’il faut lire le futur de Montreuil. C’est ainsi qu’il faut lire la politique nouvelle que nous engageons pour notre ville. Une politique du gagnant-gagnant pour la population et celles et ceux qui ont pour mission de servir ces intérêts.

J’ai parlé d’avenir. Je voudrai en profiter pour souligner et remercier tous les agents communaux qui ont permis, à l’issue d’une période estivale très intense en matière de travaux dans nos écoles et d’anticipation administrative de la rentrée, que cette rentrée 2015-2016 se fasse dans des conditions bien meilleures que la précédente.

4,1 millions d’euros investis dans nos écoles cet été, cela ne s’est jamais vu à Montreuil mais cela reste une première étape.

Beaucoup reste encore à faire mais, sur l’Éducation et l’avenir de nos enfants, nous ne lâcherons rien.

Le Conseil des aînés qui va vous être présenté ce soir, le Budget participatif qui avance à grand pas puisque le 7 novembre, vous pourrez découvrir les projets qui seront soumis au vote, les concertations engagées sur les grands projets d’urbanisme, la modification du PLU en cours… tout cela participe d’une volonté d’associer toujours plus les Montreuillois – tous les Montreuillois – aux décisions qui engagent leur avenir et de faire profiter la communauté de leur pratique du territoire, de leurs compétences, de leurs idées, de leurs avis et de leurs savoirs-faire..

Avec des associations et l’aide de l’agence du service civique, nous allons bientôt lancer des projets de tutorat solidaire pour mettre en relation des jeunes collégiens montreuillois en difficultés scolaires avec de jeunes bénévoles étudiants ou actifs formés pour l’aide aux devoirs et volontaire pour participer à la lutte contre le décrochage scolaire.

Agir sur le réel, participer à un projet, être utile au collectif, donner du sens à l’action, susciter l’envie de faire et le désir d’audace… voilà ce que nous, à Montreuil, nous voulons mettre en place pour répondre à la perte de sens, pour répondre à la morosité, pour répondre à ces milliers de volontés gâchées faute de trouver les espaces nécessaires pour se réaliser.

Il y a un principe physique célèbre que l’expérience montreuilloise dément régulièrement selon lequel « rien ne se perdrait, rien ne se créerait et tout se transformerait ».

A Montreuil, cette loi, pourtant fondamentale, ne s’applique pas.

Il suffit d’avoir participé ces quinze derniers jours à la journée des associations, au salon du jardinage, à l’inauguration du Méliès, à la voie est libre, au festival street art, au lancement de la saison du CDN ou d’avoir – une seule fois – déambulé lors des journées portes ouvertes des ateliers d’artistes pour en être convaincu.

A chaque fois, lorsque l’envie créatrice rencontre un public – et à Montreuil il est nombreux – elle trouve dans la collectivité le soutien et l’aide nécessaire à son expression, cela donne lieu à un foisonnement, une création nette de plaisir ; plaisir à partager, à être ensemble et plaisir d’assister à des moments uniques dont je crois le grand rassemblement lors de l’inauguration du Méliès aura été l’un des points culminant des quinze derniers jours.

Ce que ces événements et leur succès populaire disent de notre ville, c’est notre capacité collective à accepter et à favoriser l’expression, la revendication et la création, qu’elle soit artistique ou non.

C’est notre aptitude à nous rassembler autour d’événements qui structurent la ville et la fédèrent par leur capacité à s’adresser de façon égale à l‘ensemble du collectif montreuillois.

L’arrivée prochaine d’Autolib, la réfection de la piste Jean Delbert qui s’achève, les créations de terrains synthétiques qui suivront le regroupement des services administratifs dont les travaux ont été lancés hier en présence des élus avec les représentants du personnel et l’inauguration des espaces publics et du Centre social du grand air au Bel-Air le 16 et le 17 octobre prochain participent de ce même mouvement.

La COP21 et l’accueil par la ville de Montreuil du sommet mondial des alternatives vont être dans deux mois, l’occasion de faire coïncider les énergies créatrices propres à notre ville avec les valeurs de solidarité que nous portons et l’ambition qui est la nôtre d’agir sur le réel, de redonner du sens à la parole politique, de s’appuyer sur les compétences montreuilloises pour donner à voir et proposer des solutions à la crise climatique.

Pour conclure, je ferai miennes les paroles prononcées par Zahia ZIOUANI, la cheffe de l’orchestre Divertimento, lors du concert donné pour l’inauguration du Méliès et que je réadresse à tous les Montreuillois ce soir : « il faut sans cesse dépasser ses limites, croire en soi et on est rarement déçu ».

Je voudrais, enfin, terminer cette introduction en vous faisant part des dernières décisions prises en matière de propreté.

Propreté, qui a été particulièrement malmenée cet été à Montreuil. Nous sommes face à une bataille de tranchées, que nous devons conduire sans faiblir et que nous devons ensemble population-élus, malgré les aléas de cette bataille, remporter !

Face à la dégradation de la situation, j’ai demandé aux services de la ville de reprendre le travail avec Est-Ensemble et de constituer dans les prochaines semaines cinq « brigades propreté » composées d’ASVP et d’agents du service propreté qui auront pour mission de cibler tous ceux qui continuent à considérer la rue et l’espace public comme une décharge.

Nous avons entamé un premier travail avec les gros pollueurs, nous avons entamé un travail avec les services de Madame la Procureure de la République afin de trouver des voies plus rapides et efficaces de verbalisation.

La mission de ces agents sera essentiellement répressive. C’est la marque d’une nouvelle étape dans la réponse de la ville à ces problématiques d’incivilités environnementales qui nous pourrissent littéralement la vie et qui sont l’occasion de dépenses supplémentaires absolument insupportables pour la collectivité qu’elle soit montreuilloise ou d’agglomération.

C’est une question de coût pour la collectivité mais c’est aussi une question de respect pour les agents du service public qui ont parfois l’impression de vider le tonneau des Danaïdes, c’est une question de respect pour les Montreuillois qui subissent tous les mauvais comportements de quelques-uns et c’est enfin une question d’économie puisque nous sommes à des surcoûts qui aujourd’hui pour l’agglomération et pour Est-Ensemble dépassent les 5 millions d’Euros rien que pour la ville de Montreuil avec ces fauteurs de déchets et ces décharges fréquentes sur le territoire montreuillois.